C'est le temps de passer à un nouveau thème de travail ! D'ailleurs Mylène a déjà commencé à écrire sur le nouveau Google docs. Curieux ?
Le thème est «On avance à tâtons, mais on avance».
Vous pourrez toujours relire les anciens textes thématiques dans la nouvelle section «Archives Google docs» juste à droite !
Bonne lecture !
Pour suivre le nouveau texte en chantier, c'est par ici !
- Les Amplis
Photo: Mathieu Savoie, 2016.
Affichage des articles dont le libellé est Octobre 2016. Afficher tous les articles
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Poète on the road toujours
Samedi 15 octobre 2016. Me lever à
Greenfield Park pour me rendre à Sherbrooke pour le Salon du livre de l’Estrie.
Retour à la maison en soirée pour essayer de terminer un contrat tard dans la
nuit.
Dimanche 16 octobre 2016. Me lever tôt à
Greenfield Park afin de me rendre à temps pour souper à Mont-Joli. Me coucher
tard dans la nuit afin d’enfin terminer le contrat de la veille.
Lundi 17 octobre 2016. Me lever tôt à
Mont-Joli afin de me rendre à temps pour déjeuner à Campbellton au
Nouveau-Brunswick. Travailler sur un manuscrit dans la bibliothèque de
Pointe-à-la-Croix. Aller dîner à Nouvelle. Travailler sur le même manuscrit
dans la bibliothèque de Nouvelle. Se rendre souper à Carleton-sur-Mer.
Travailler sur le même manuscrit (oui) dans ma chambre d’hôtel jusqu’à ce que
les lettres vibrent et se dédoublent à l’écran.
Mardi 18 octobre 2016. Me lever tôt à
Carleton-sur-Mer pour aller travailler sur toujours-le-même-manuscrit dans la
bibliothèque de Carleton-sur-Mer. Partir dîner à New Richmond. Travailler sur
le même manuscrit (encore) dans un parc de New Richmond. Traverser la Gaspésie
par le centre afin de me rendre souper à Sainte-Anne-des-Monts. Travailler
sur le même manuscrit (encore et toujours) dans la bibliothèque de Sainte-Anne-des-Monts. Partir et rouler dans la tempête de vent et d’eau
pour aller me coucher tard à Mont-Joli.
Mercredi 19 octobre 2016. Me lever tôt à Mont-Joli
pour aller travailler avec Les Amplificateurs à Matane. Donner des entrevues
pour la télé. Avoir un shooting photo pour avoir nos faces à mettre sur les
médias sociaux des Amplis. Mettre en ligne la plateforme de travail «live» des
Amplificateurs. Partir et rouler dans le beau
temps pour aller me coucher tard à Mont-Joli.
Jeudi 20 octobre 2016. Me lever ultra tôt
pour me rendre travailler à Matane avec les Amplis. Donner des entrevues pour
la radio et les journaux. Retourner dîner à Mont-Joli. Partir afin de me rendre
à temps pour souper à Trois-Pistoles. Travailler sur le même manuscrit (oui, encore
et toujours) dans la bibliothèque de Trois-Pistoles. S’endormir très tard à
Rivière-du-Loup, après avoir révisé un manuscrit (un autre).
Vendredi 21 octobre 2016. Me lever tôt à
Rivière-du-Loup, pour retourner finir ma révision de l’autre manuscrit (oui) à
Greenfield Park et me coucher tard dans mon lit.
Et la suite jusqu’à aujourd’hui ? Du
quotidien avec beaucoup d’heures de négociations de contrats et d’écriture sur différents projets, car j’ai
besoin d’en mener plusieurs de front.
Pourquoi je vous raconte ça ? Parce
que je trouvais que c’était une belle métaphore de mon travail à l’année. Sur
la route asphaltée, autant que sur celle électronique ou celle des dossiers
dans mon ordinateur ou celle des dizaines de cahiers annotés, je n’avance
jamais en ligne droite, je roule des heures sans dormir, mais j’avance.
- Pierre
Pierre travaille en ligne !
[Mise à jour. 22h38. Je quitte pour travailler sur un manuscrit à terminer avant la fin d'octobre... C'est bientôt, ça !]
Je serai en direct sur le document de travail des Amplis de 21h50 à 22h30 !
Venez fouiner ! Passer par ici !
- Pierre
Je serai en direct sur le document de travail des Amplis de 21h50 à 22h30 !
Venez fouiner ! Passer par ici !
- Pierre
J'ai 4 ans 3/4
Je n'ai pas envoyé le plus jeune à la maternelle, juste pour le plaisir de l'observer par la porte-patio, ses mitaines dans la neige, ses traces d'un bout à l'autre du terrain, sa belle face tout sourire tournée vers le ciel. Léopold me réapprend à vivre. Il me rappelle qu'écrire, c'est exactement ça. Toucher et sentir ce que ça fait sur les mains d'abord et partout en même temps, arpenter un bout de terre juste pour être là, puis là, puis là, regarder la neige tomber (ah tiens, voilà le titre d'un essai sur l'oeuvre de Tchekhov et d'ailleurs, questionné par Claudia Larochelle à l'émission Lire, Michel Tremblay dit qu'il aimerait relire en entier l'oeuvre de Tchekhov. Moi aussi!). J'imagine qu'il regarde la neige tomber, Tremblay. Comme le fait un écrivain...
Aujourd'hui, je n'écris pas derrière mon écran ni l'autre bord de ma porte-patio. Mes doigts sont gelés, ça picote, je tire la langue. Je m'en fous si la neige est acide. J'ai quatre ans 3/4 et le monde est un pays de promesses, de merveilles.
- Mylène
Aujourd'hui, je n'écris pas derrière mon écran ni l'autre bord de ma porte-patio. Mes doigts sont gelés, ça picote, je tire la langue. Je m'en fous si la neige est acide. J'ai quatre ans 3/4 et le monde est un pays de promesses, de merveilles.
- Mylène
Sors ton compresseur pis pose tes pneus!
Quand je joue au hockey boule avec une gang de filles et que je me sens compétitive comme si je voulais me qualifier pour les olympiques (je sais pas vraiment jouer au hockey), on peut pas dire que je me sens écrivaine.
Quand mon T4 de ma "vraie" job représente 95% de mes revenus, je me sens pas écrivaine pantoute.
Quand je dois préparer le dîner pour la tite famille, poser les pneus d'hiver, téléphoner à mes assurances, me faire plomber une dent, je peux pas dire que j'ai le sentiment d'être quelqu'un qui s'intéresse à l'écriture. La vie de tous les jours c'est pas inspirant à première vue.
Malgré tout, je me sens écrivaine quand je vois quelqu'un parler d'un bon livre qu'il vient de terminer, parce que moi aussi j'en écris, des livres. Quand un tout petit enfant me tient conversation malgré ses lapsus et des défauts de langage, je me sens écrivaine, autant qu'avec un crayon à la main, devant mon clavier d'ordi, même si c'est pour écrire à mes assurances. Je me sens écrivaine, parfois, après deux trois petits verres de vino...
Mais par dessus tout, je me sens écrivaine quand mon personnage essaie de poser ses pneus et qu'il entend pas ses enfants se faire écraser dans le chemin parce que son impact et son compresseur à air font trop de bruit, quand une scène parle d'une fille au hockey qui a dû faire changer la clutch de son char (son chum l'avait scrappée) et que je sais pertinemment de quoi ça a l'air, une clutch, dans la vraie vie. Le cumul de toutes les petites expériences de vie ça fait qu'on aborde dans l'écriture des sujets qui à première vue pourraient sembler être loin des préoccupations des gens de lettres. Et si au bout du compte je paye de l'impôt sur mes cachets, ça voudra dire que j'ai été écrivaine un peu, même quand je le sentais pas trop...
-Anick
Quand mon T4 de ma "vraie" job représente 95% de mes revenus, je me sens pas écrivaine pantoute.
Quand je dois préparer le dîner pour la tite famille, poser les pneus d'hiver, téléphoner à mes assurances, me faire plomber une dent, je peux pas dire que j'ai le sentiment d'être quelqu'un qui s'intéresse à l'écriture. La vie de tous les jours c'est pas inspirant à première vue.
Malgré tout, je me sens écrivaine quand je vois quelqu'un parler d'un bon livre qu'il vient de terminer, parce que moi aussi j'en écris, des livres. Quand un tout petit enfant me tient conversation malgré ses lapsus et des défauts de langage, je me sens écrivaine, autant qu'avec un crayon à la main, devant mon clavier d'ordi, même si c'est pour écrire à mes assurances. Je me sens écrivaine, parfois, après deux trois petits verres de vino...
Mais par dessus tout, je me sens écrivaine quand mon personnage essaie de poser ses pneus et qu'il entend pas ses enfants se faire écraser dans le chemin parce que son impact et son compresseur à air font trop de bruit, quand une scène parle d'une fille au hockey qui a dû faire changer la clutch de son char (son chum l'avait scrappée) et que je sais pertinemment de quoi ça a l'air, une clutch, dans la vraie vie. Le cumul de toutes les petites expériences de vie ça fait qu'on aborde dans l'écriture des sujets qui à première vue pourraient sembler être loin des préoccupations des gens de lettres. Et si au bout du compte je paye de l'impôt sur mes cachets, ça voudra dire que j'ai été écrivaine un peu, même quand je le sentais pas trop...
-Anick
Va voir le Google doc, mon ami!
Dimanche matin, j'écris en direct. Rejoignez-moi : www.lesamplificateurs.com, cliquez sur le Google doc et voyez mon curseur se démener entre les lignes de mes collègues AMPlis Pierre et Anick. Si rien ne bouge, c'est que je réponds à vos commentaires sur Facebook. Ou que je me fais un café. Ou que mon corps s'est figé avec mes yeux vagues vers l'horizon du dedans où les idées ne sont encore que circulation, pulsation, métabolisation.
Il est 9h45. Je me déconnecte.
- Mylène
Il est 9h45. Je me déconnecte.
- Mylène
Mon ARK à moi
Étourdie, mortifiée, les cheveux pris dans le zipper, j’avance pourtant, l’épicerie urge, gros jus pis toute. Comme il serait bon de gueuler par en-dedans, un bon coup, une bonne fois pour toutes! Pourquoi non? Parce que la haine non seulement celle que l’on projette mais aussi celle que l’on se garde ne salit que soi? Foutaise! Moi, je veux un bon gros vomi à se rouler dans la bouette. J'ai l’écoeurantite exigüe comme une odeur de savon sans nom. Je veux congédier la Mylène à lunettes roses qui passe son temps à improviser des soleils en rafales comme une conne.
Je revendique mon ARK à moi.
Et si je le faisais, han? Qu’est-ce que ça ferait? La réponse comme une énigme au fond d’une culotte. Ce n’est pas moi qui saigne, non. Mais tout le monde autour avec son envie de pleurer mal assumée dans une file au bout de la caisse 4.
Demain recommencera avec ses élans de mots sur l’impatience, la cruauté, la vie. Le monde se rouvrira à moi avec splendeur et mystère dès tantôt, peut-être. D'ici là, que ma peau s’humanise dans la sueur du jour, avec juste ce qu’il faut de douceur pour que l'écriture jaillisse.
- Mylène
- Mylène
Pierre est en direct !
Pierre sera en écriture en direct sur Les Amplificateurs entre 23h15 et minuit !
[Mise à jour] 23h52. Je laisse les mots pour me consacrer à mon lit !
- Pierre
[Mise à jour] 23h52. Je laisse les mots pour me consacrer à mon lit !
- Pierre
Les Amplificateurs au Téléjournal Est du Québec
Les Amplificateurs au Téléjournal Est du Québec à Ici Radio-Canada !
Cliquez sur l'image pour regarder l’entrevue qui se trouve à 17min25sec !
Cliquez sur l'image pour regarder l’entrevue qui se trouve à 17min25sec !
Portrait et mensonges
Ça s'écrit jusqu'où un écrivain? Je me le demande. Me mettre à écrire devant le public comme si je me donnais en spectacle, ça m'amène sérieusement à me questionner sur ce qu'on livre de nous, ce qu'on choisit de ne surtout pas livrer, ce qu'on essaie de dire, ce qui sera interprété. On a du pouvoir sur les mots, puis sur la syntaxe, les transgressions du langage, mais par rapport à l'essentiel, le discours lui-même, on s'impose nécessairement des limites inconscientes. Oui, c'est vrai que les gens de l'entourage ont quelque chose à voir avec ce qu'on a à dire, parce que s'offusquer du bruit de la tondeuse du voisin trop de bonne heure un samedi matin, devenir agressif à l'épicerie parce que c'est juste trop long dans la file, que les paniers courent dans le stationnement, que le parking de femme enceinte est pris par un ti monsieur qui attend sa tite madame indéniablement pas en bedaine, oui c'est vrai, ça donne envie à l'écrivain d'écrire. Alors. On tape des vers, des strophes, comme des portraits, pleins de vérité, mais peinturés en mensonges parce que non, on ne veut pas. On ne veut surtout pas que Joe Blo se reconnaisse!
-Anick
-Anick
Les Amplificateurs à la radio de Radio-Canada
Les Amplificateurs à l'émission Bon pied, bonne heure à la radio de Radio-Canada au 102,1 FM !
Cliquez sur l'image pour lire l'article !
Cliquez sur l'image pour lire l'article !
Essai réussi... ou presque
Premier test d'écriture en direct terminé. Vous aurez accès au texte en
chantier en tout temps à partir de maintenant. Merci aux curieux venus
nous lire. Le premier thème abordé, "ce qui nous enchaîne", n'aurait pas
pu être mieux choisi. Nous nous sommes un peu sentis pris par les
contraintes technologiques, mais ça fait partie de l'aventure!
- Mylène
- Mylène
Nous sommes en ligne!
Voilà, le lien du Google docs est en ligne. Pour y accéder, vous devez vous diriger vers l'onglet Comment participer au projet. Suivez ce lien jour et nuit pour y retrouver nos créations sur le thème Ce qui nous enchaîne. En suivant nos publications, vous serez en mesure de connaître les différents moments où un ou plusieurs Amplificateurs seront en ligne pour de l'écriture en direct. Si le cœur vous en dit, laissez vos commentaires sur le blogue ou la page Facebook des amplificateurs.
Avez-vous des problèmes à vous connecter ?
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C'est là que ça se passe!
Quelle joie de travailler à vos côtés, dans le même espace, respirer un peu de votre air pas bête pour deux secondes, devant un sandwich qui en perd des bouts, enfoncée dans un sofa qui avale (mon corps, pas mon sandwich), avec le chum qui passe en coup de vent, le soleil qui lèche mon pied, ma jambe, ma face, quelle joie d'être là, en plein là où ça se passe! Écrire parmi vos vies, vos interférences, auprès de Pierre qui me croque sa pomme dans l'oreille en s'étonnant d'une voix zozotante que le prénom Justine ne commence pas par la lettre Z (meuh, pour vrai?), avec bébé zuste trop cute accrochée à la mamelle de sa mère, pluie de bruits de bouche, de nez, de couche.
Aujourd'hui, je rencontre mes compagnons Amplificateurs et dans le coin du sofa profond, j'attrape des bribes de conversations. Je pourrais être tentée de m'extraire, leur lancer un beau HEILLE bien senti, qu'ils comprennent que j'écris, tsé, est-ce que je pourrais avoir un minimum de silence, s'il vous plait? Mais non. Je n'en fais rien. je n'en fais rien parce qu'entre l'autre mini bout de miracle qui vomit tout le temps, la tite-mère dans sa brassière à panneaux, le téléphone qui DRIIIIG, Pierre qui clique, croque, scroll et s'enquiert de l'avancement de mon texte, il se passe quelque chose. Écrire parmi les voix quotidiennes, ce n'est pas rien.
C'est même quelque chose, comme une activité qui me permet de patienter d'ici 19 h où j'écrirai en direct sur le doc des amplificateurs.com
- Mylène
Vivement qu’on s’amplifie
«
Arrêtez de vous masturber, baisez! »
Quoi de mieux qu’une bonne métaphore pour
illustrer une idée complexe. « Arrêtez de vous masturber, baisez! » est la
réplique d’une metteure en scène tentant d’expliquer à un duo de comédiens une
notion fondamentale qui concerne l’interprétation théâtrale et qui est
peut-être inhérente à toute forme de création. La masturbation, c’est le
plaisir ressenti en pleine zone de confort, en terrain connu. C’est comme la
peinture à numéro : tu suis le parcours défini pour découvrir un dessin qui n’a
rien de bien surprenant. En revanche, quand on « baise », on se met à l’écoute
de l’autre qui nous conduira forcément dans des zones inconnues de notre être
et qui sera lui-même transporté dans un ailleurs qui n’existe que dans et par
cette rencontre. Baiser, c’est se mettre en danger. Ce qui fait que les
amoureux sont merveilleux, ce n’est pas la beauté ou l’intelligence de l’un et
de l’autre. C’est le lien qui les unit. Pour moi, l’écriture collaborative,
c’est ça. Bien sûr que je sors de mes pantoufles même quand j’écris seule, bien
sûr que je tremble sur ma chaise alors que les mots font craquer mes idées.
Mais avec Pierre et Anick, l’état dans lequel l’acte de créer me plonge
forcément devient la chair même de l’écriture. Le premier thème que vous
découvrirez dès mercredi, « Ce qui nous enchaîne », témoigne pour moi justement
du choc des univers poétiques. « Ce qui nous enchaîne », c’est ce qui d’un seul
geste nous emprisonne et nous permet de tenir. Posture insoutenable et
salvatrice. Big bang destructeur ou générateur de vie qui nous déchire, nous
répare et nous amplifie.
À
mercredi!
- Mylène
Mal de dos de chien
J’ai dû
trop pelleter pour creuser mon fossé… Mon nerf intercostal coincé s’est mis à
enfler à nouveau et ça me fait un mal de chien. Ça me remonte jusque derrière
la tête et ça m’étouffe la machine à cogiter. Moi qui pensais que mon plan
d’auto-esclavage allait me dégourdir les méninges, la pelle ronde n’a pas été
une solution à long terme… Quoique, bonne nouvelle, le physio me voit lundi,
j’ai 100% confiance, je vais pouvoir reprendre le creusage.
C’est
fou pareil, quand je fais des trous de la sorte dans la terre, je me transforme
en chasseuse de trésors et soit j’ai la ferme conviction que je vais déterrer un
objet de valeur, soit je me retrouve à penser que je pourrais tomber sur un
cadavre… Trop d’idées de fou… « C’est le temps que t’écrives un autre livre! »
me disent mes amis. Ils ont sans doute raison.
- Anick
Mes antidépresseurs, vous autres!
C’est l’automne. Agrippée à ma huitième
tasse de café au lait, emmitouflée dans une veste de faux mouton passablement
crade, collée à ma lampe de luminothérapie (je me rentrerais-tu pas volontiers
la tête dedans, moi-là?), omega 3, vitamine D, smoothie vert, je me mets au
travail. M’y voilà. Ce matin, corrections de textes d’étudiants au baccalauréat
en création littéraire. La première phrase qui hameçonne, les images mécaniques
qu’on dynamise, les explications qu’on biffe pour créer des scènes prenantes,
des atmosphères singulières, des personnages plus vrais que nature. Oui, c’est
l’automne. C’est l’automne et comme un plant de tomates en manque de soleil,
mon organisme crie « j’veux dormir tout le temps! ». Mais cet automne, la vie
est bonne. Parce que des étudiants inspirants et motivés me confient leurs
écrits. Parce que Les Amplificateurs sont là, aussi. Parce que vous êtes là,
mes antidépresseurs, vous autres.
- Mylène
Réflexion, titre et tondeuse à gazon
Je le dis souvent, lors de mes conférences… J’adore passer
la tondeuse ! Sans blague. Moi qui ai vécu longtemps en appartement, c’est en
me retrouvant dans une maison avec un terrain gazonné que cette merveille est
entrée dans ma vie. Loin de voir cette tâche à accomplir comme une perte de
temps, je trouve plutôt qu’elle m’en fait gagner. Tondre la pelouse est la
seule tâche physique qui me permet de méga-me-concentrer sur la création, d’y
réfléchir. Pourquoi ? Faudrait peut-être
en faire une étude.
Je le dis souvent, lors de mes conférences… Pas de titre,
pas de livre ! C’est comme ça depuis le début. Je trouve un titre. Une
métaphore. Ça m’obsède. Je trouve de quoi ce titre devra parler. J’écris. Il y
a un livre. C’est comme ça depuis le début.
Et c’est peut-être pour ça qu’il n’y a pas de nouveaux
projets depuis l’été. Pas de nouveaux titres pour me hanter. Pas de tondeuse de
l’été. Ce n’est pas que le gazon n’a pas poussé. C’est que j’ai dû me tenir
loin de la tondeuse.
Je me retrouve ipso facto à jongler avec les projets déjà en
chantier, mais comme ils sont au nombre de 17, je devrais avoir pas mal de
travail dans les prochains mois. Je donne donc rendez-vous à ma tondeuse… l’été
prochain.
- Pierre
C'est pour bientôt !
Grand lancement de la plateforme Google docs, le mercredi 19 octobre 2016 !
Nous inscrirons, à cette date, ici, que le lien est en ligne ! Vous pourrez ensuite nous suivre «live» dans notre projet d'écriture collaborative.
- Les Amplis
Nous inscrirons, à cette date, ici, que le lien est en ligne ! Vous pourrez ensuite nous suivre «live» dans notre projet d'écriture collaborative.
- Les Amplis
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